Caroline C.

Victor Jestin

Flammarion

19,00
16 septembre 2022

Saturday night fever

L’homme qui danse
C’est Saturday night fever, mais sur les bords de Loire.
Ici, pas de beau gosse façon Travolta, mais Arthur, qui depuis son plus jeune âge, peine à trouver une place dans une vie sociale, qui défile devant ses yeux.
Pas d’amis, pas de fiancé, un job passe partout en attendant autre chose, mais quoi….la seule activité qui le raccroche à un semblant de socialisation, c’est de danser chaque nuit à La Plage, boite de nuit de sa ville.
Travolta brillait par la danse, Arthur aussi, mais sa solitude demeure malgré tout.
Tout au long des pages, on espère quelque chose, une rencontre, enfin, ou qu’il se reprenne en main, mais non, les années passent, et la situation devient de plus en plus compliquée.
Il vieillit et on se doute bien, que son corps va peu à peu, lui aussi le lâcher….
C’est triste, désabusé, cela dit beaucoup de notre époque, où il faut exister mais, qu’en est-il pour les plus timides ou ceux qui ne sont pas dans la norme ?
Sur la fin d’une époque, car les façons de se rencontrer et de s’amuser changent. Les boites de nuit, ne seront bientôt plus qu’un souvenir du passé.
C’est un auteur que je ne connaissais pas, et je trouve l’angle du sujet vraiment intéressant.
La boite de nuit, c’est vraiment une bonne idée.
J’aurais aimé un sursaut, enfin un changement pour lui. Mais peut être que c’est dans un monde idéal, car finalement, dans la vie, on subit beaucoup, et la solitude est un des plus tristes et injustes maux.
En tous les cas, une jolie surprise teintée de mélancolie, qui me donne très envie de lire son premier roman.
A lire, vraiment.

21,50
15 septembre 2022

La quête de l'amour

Yann Queffelec nous a habitué à des histoires d’amour complexes, profondes et souvent dérangeantes….ce roman ne fait pas exception à la règle.
Ici, l’amour est absolu entre deux personnes que rien ne destinait, de culture, de religion et de statut social différent. Pourtant, l’un et l’autre abandonneront tout pour être deux.
Autour de ce tourbillon amoureux, de nombreux thèmes, la guerre, la collaboration, les réfugiés, les résistants…..et l’enfance.
C’est dense, et assez confus pour moi….ou peut être m’attendais je à une histoire plus linéaire.
En tous les cas, on retrouve un des thèmes de prédilection de l’auteur, avec l’enfance sacrifiée, la quête de la mère et le besoin de se trouver afin de se construire.
Une fin un peu plus explicite, m’aurait comblée….mais peut-être, c’est cette impression que voulait provoquer l’auteur

25,00
15 septembre 2022

Belles mémoires

Combien d’enfants auront reçu ce jugement définitif qui peut impacter toute une vie… ?
là, où beaucoup se seraient laissé couler ; Elie Barnavi, lui a choisi de se relever et de travailler.
Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce défi, il l’a gagné.
Historien, diplomate, acteur de son époque… c’est tout un pan de l’histoire que l’on traverse à ses côtés.
Une leçon de vie et un homme avec qui, on aimerait s’installer autour d’un verre, et échanger… De très belles mémoires !

15 septembre 2022

crise de quinqua

J’aime beaucoup Olivia de Lamberterie, son premier roman m’avait profondément touchée… aussi, j’attendais cette rentrée avec impatience.
Le pitch, le ton, tout m’attirait… Mais je ne sais pas, je n’ai pas réussi à « entrer » dans le livre… trop de digressions, de sujets survolés. Par moment, on se laisse porter mais c’est un moment…
Je suis donc passée à côté, de ce roman entre féminisme et constat de quinquagénaire.
Mais je reste attachée à son autrice, et j’attendrai donc le prochain avec impatience.

Grasset

20,50
15 septembre 2022

Paris....

Yann Moix est un auteur cérébral…
Ici, pas de page turner, mais des phrases et des structures recherchées, des adjectifs, de la syntaxe… L’auteur est cultivé à n’en pas douter, et il a pris le temps de relire et d’affiner chaque mot, chaque verbe.
Peut-être un peu trop, au profit de la spontanéité, de l’ambiance et du sentiment qu’il aimerait dégager.
Paris, c’est le graal du provincial, la ville où tout est permis… il serait intéressant maintenant, d’avoir le même parcours en 2022… car Paris, et son aura, ne sont plus les mêmes !
Pour les amoureux des mots, ce Paris, vous ravira.